Agents IA en entreprise : les collaborateurs français posent leurs limites
Workday a publié une étude sur les agents IA en entreprise. Voici les enseignements clés :
- L’IA comme copilote, pas comme dirigeant : trois collaborateurs français sur quatre se disent à l’aise à l’idée de travailler aux côtés d’agents IA et de recevoir leurs recommandations, mais seuls 25 % accepteraient d’être dirigés par eux. La majorité des répondants se disent à l’aise avec l’idée d’agents IA opérant en arrière-plan, sans interaction directe avec les équipes. En revanche, un quart d’entre eux expriment un certain malaise face à ce scénario. Définir des limites claires à l’usage de l’IA apparaît dès lors comme une condition essentielle pour instaurer la confiance et favoriser une adoption durable.
- Les Français font globalement confiance à l’IA au travail : si une minorité de répondants expriment des inquiétudes quant aux défis ou aux risques que peuvent poser les agents IA, 79 % d’entre eux déclarent avoir confiance dans la capacité de leur entreprise à les déployer de manière responsable, au bénéfice à la fois des collaborateurs et de l’organisation.
- L’IA, moteur de productivité mais source de nouvelles tensions : près de 90 % des collaborateurs estiment que les agents IA les aideront à gagner en efficacité, mais beaucoup redoutent que ces gains s’accompagnent d’une pression accrue (33 %), d’une perte d’esprit critique (41 %) ou d’une réduction des interactions humaines (33 %). Ces résultats rappellent l’importance d’une mise en œuvre responsable, qui place le bien-être et l’équilibre des collaborateurs au cœur de la transformation.
- Les salariés tracent une frontière nette entre humains et agents IA : près d’un répondant sur deux (44 %) voit les agents IA comme des coéquipiers précieux, mais pas comme de véritables collaborateurs de l’entreprise. La confiance varie selon les usages : forte lorsqu’il s’agit d’assistance informatique ou de développement des compétences, beaucoup plus réservée dès qu’interviennent des domaines jugés sensibles comme le recrutement, la finance ou le juridique. Une distinction qui confirme le besoin de supervision humaine et de transparence dans la mise en œuvre de l’IA au travail.
- La finance, terrain fertile pour l’IA : dans un secteur marqué par une pénurie d’experts-comptables et de talents financiers, 73 % des salariés estiment que les agents IA peuvent aider à combler ce déficit, tandis que seuls 9 % craignent un risque pour l’emploi. Les principaux cas d’usage identifiés concernent la prévision et la budgétisation (36 %), le reporting financier (29 %) et la détection des fraudes (38 %).
L'étude pointe un élément important pour démocratiser l'IA et exploiter son potentiel : la confiance, la transparence. "Il ne s’agit pas simplement de déployer une nouvelle technologie, mais de construire avec discernement un avenir où les agents IA viendront amplifier les capacités humaines." explique l'étude.